Une date officielle qui divise.
En instituant le 17 mai au nombre des dates officielles de la République Démocratique du Congo, nombreux sont les Congolais qui veulent savoir ce que nous fêtons réellement : la capitulation du régime de Mobutu ou la libération du pays par des armées étrangères ?
La réponse juste à réserver à cette question ne sera appropriée que lorsque les intelligences congolaises sauront, sans passion, scruter les événements, les faits et gestes posés sur le territoire de la RDC, durant ces trois dernières décennies, par ceux qui se réclament des libérateurs.
En effet, après la chute du pouvoir dictatorial du Maréchal Mobutu, les soi-disant libérateurs et les collaborateurs internes ont imposé une gouvernance caractérisée par le pillage des ressources naturelles de la RDC, la confiscation de certaines attributions régaliennes de l'État, obligeant le pays d'avoir à la tête de l'armée et des institutions publiques des individus de nationalité étrangère.
Pendant cette période et jusqu'à ce jour, le sang des innocents congolais continue à couler alors que les conflits armés, provoqués par de fausses rébellions dans la partie Est du pays, ont montré leur véritable objectif. Aujourd'hui, plusieurs organismes du système des Nations Unies ont donné la preuve irréfutable que toutes ces rébellions sont initiées et soutenues par les pays voisins, notamment le Rwanda et l'Ouganda. En clair, l'AFDL, le RCD, le CNDP, le M23 et l'AFC ne sont pas une création des Congolais, mais bien du Rwanda et de l'Ouganda.
Il est clairement établi que la victoire de l'AFDL, le 17 mai 1997, est l'œuvre des armées étrangères. Doit-on, dans ce cas, continuer à fêter cette date ? N'est-ce pas faire montre du syndrome de Stockholm en glorifiant les bourreaux du peuple congolais ?
En tout cas, il est temps que les autorités compétentes du pays puissent s'y pencher, car cette date divise désormais les Congolais, dont la majorité ne voit aucune utilité à observer une journée chômée et fériée le 17 mai de chaque année.
CKM
