C'est dans la commune de la Gombe que les généraux de la République accusés de fomenter un coup contre la personne du Chef de l'État comparaissent ce jeudi 4 juin 2026. C'est devant la Haute Cour Militaire de Kinshasa, et non à l'Auditorat, que ces officiers se présentent devant leurs juges naturels. Ce procès public devra éclairer l'opinion afin de déterminer la véracité des faits, et comprendre comment et pourquoi ils auraient réellement tenté d'attenter à la vie de l'autorité suprême ou de déstabiliser l'armée congolaise au profit de l'ennemi.
En effet, plusieurs têtes couronnées de l'armée sont indexées dans cette procédure historique devant la Haute Cour Militaire. Sont notamment cités :
- • Le Général d'armée Christian, ancien Chef d’État-Major des Forces Armées de la RDC (FARDC) ;
- • Le Général d'armée Franck Ntumba Bumunda, Chef de la Maison Militaire du Chef de l'État et bras séculier de Félix Tshisekedi ;
- • Le Général-Major Christian Ndaywel, Commandant de la Force Terrestre ;
- • Les officiers supérieurs : les colonels Mukombozi Zahinda Guy, Sangwa Lumbu Pathy et Tshibangu Kenge Christophe.
Une personnalité civile, Pascal Nyembo Muyumba, est également citée dans ce dossier d'envergure.
Les huit chefs d'accusation :
Bien que l'instruction ait été menée par le parquet militaire, c'est bien devant la Haute Cour que les prévenus répondent de huit chefs d'accusation qualifiés de « graves » : trahison, complot, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et munitions de guerre, violation des consignes, ainsi qu'incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.
CKM
